2025 TF-E03

1
Multiplane camera, 1937, Disney Studios
2
Dominique Gonzalez-Foerster & Joianne Bittle, Cosmorama, 2019
Techniques mixtes et livres, courtesy de l’artiste
Vue de l’installation présentée dans le cadre de la 58e exposition internationale d’art – La Biennale di Venezia, May You Live In Interesting Times, 2019
© Andrea Rossetti
3
Dominique Gonzalez-Foerster & Joianne Bittle, Mangrovama, 2017
Techniques mixtes et livres, courtesy de l’artiste
Vue de l’installation présentée dans le cadre de l’exposition Jardin infini au Centre Pompidou Metz, 2017
© Joianne Bittle
4
Diorama
5
George Adams travaillant sur une maquette d’éléphant miniature, 1965.
© Natural History Museum of Los Angeles County

2025 TF-E03

« CLAQUEMURER, POUR AINSI DIRE, TOUT L’UNIVERS »

Diorama signifie voir à travers. D’abord toile de fond scénographique au théâtre, il se fait ensuite dispositif de mise en scène naturaliste, ethnographique et coloniale en trois dimensions dans les musées d’histoire naturelle. À travers sa vitrine, le diorama donne à voir la reconstitution d’un milieu naturel, d’un événement historique ou d’un ordinaire domestique, et invite à croire en l’authenticité de l’artifice. Il met en scène notre connaissance du monde en même temps qu’il est support de projection pour l’imaginaire. Sous le prisme de la science perçue comme réalité objective, le vitrage clair des musées d’histoire naturelle n’est jamais neutre: parce qu’il fige artificiellement les fragments d’un environnement pour en produire une vision prétendument universelle ; parce qu’il oriente le regard vers des situations lointaines ou passées, traduisant des interprétations sociales, politiques ou idéologiques, souvent façonnées par des dynamiques de domination, d’exploitation, de pouvoir sur un territoire. L’atelier entend ainsi sortir du strict cadre muséal pour proposer un cadre pédagogique au sein duquel interroger la manière dont l’architecture observe, représente et peut figer les milieux qu’elle entend habiter. Il s’agira alors de se saisir de ce médium en marge de la maquette d’architecture et à la croisée des arts, des sciences et des techniques, comme outil critique de l’architecte. Le diorama comme dispositif scénique est ici envisagé comme outil analytique, médium de narration, mais aussi comme espace construit, mobilisant différentes échelles, matières et temporalités. Il s’agit d’en détourner les codes – la composition frontale, le fond peint, l’objet figé, la vitrine transparente – pour en faire une structure capable de révéler les discours à l’œuvre dans la mise en scène des milieux. Le fond, l’objet et la vitrine joueront alors de confusions entre réel et imaginaire, naturel et artificiel, pour porter un regard sur un environnement choisi. Les propositions viseront à faire sortir la réflexion hors de l’espace entre vitrine et arrière-plan, pour interroger la responsabilité de l’architecte qui regarde, et faire émerger une certaine vision des milieux.

Comment ce regard critique peut-il être instaurateur d’un discours et préfigurer un certain rôle que se donne l’architecte parmi les arts de ménager l’environnement ?

WORKSHOP WINTERSCHOOL 2026
LES ARTS DE L'ENVIRONNEMENT

EAVT Paris-Est, Champs-sur-Marne, 77

Curateurs     Sub Architects
Architecte encadrant      Corps TC
Architecte associé      Gaël Biache

Projet non lauréat

2025 TF-R01

1
Tatiana Trouvé, maquette du Bureau d’Activités Implicites (B.A.I), pour l’exposition Zones de Productions Concertées, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine, 2006
2
Kurt Schwitters, Merzbau, reconstitution, Sprengel Museum Hanovre, 1990

EXERCICE SANS NOM PROPRE

De l'intérêt de l'anonymat pour donner corps à une pratique contemporaine de la maîtrise d'oeuvre en son nom propre

« Pour ne pas se laisser étouffer par le génie de l’auteur, à la manière du Merzbau de Kurt Schwitters (1887-1948), sculpture proliférante qui envahit peu à peu toute la maison de son créateur, il conviendrait probablement de considérer l’agence d’architecture comme « Bureau d’Activités Implicites » à la manière de l’artiste contemporaine Tatiana Trouvé (1968).

Depuis 1997, Tatiana Trouvé produit le BAI comme un ensemble évolutif qui organise et donne à voir chacun des aspects de son activité en modules à l’échelle un qui s’articulent les uns avec les autres. L’ensemble forme une sorte d’entreprise qui met en relation le travail de l’artiste et son activité entrepreneuriale et montre que les deux s’informent continuellement. Le Module Administratif intègre en constante évolution les documents qui régulent la vie administrative et sociale de l’artiste : conditions de production, demandes de financements, prospection et candidature au sein d’un système public ou de marché. Le Module d’Attente matérialise l’exploitation du temps perdu, les échecs, attentes et aspirations. Les objets métaphores et transforXmateurs manifestent les possibilités offertes par les projets. Le Module à Réminiscences est l’objet central et circulaire du bureau, un plan de travail dont l’épaisseur sédimente les matériaux de tous les autres modules. L’ensemble forme un corps opérant, un « laboratoire permanent où l’activité est en somme toujours à venir, non réalisée », dont la maquette documente un réel processus de travail. »

2018 TF-E02

2018 TF-E02

RIJEAK

Rijeak is a creative, site-specific workshop that aims to "hack" the city of Rijeka by revealing its hidden potential, absurdities, and forgotten spaces, and by encouraging people to reimagine their urban environment. The name itself plays on the idea of hacking – using minimal resources for maximum impact.

Rather than choosing a fixed site, participants are invited to explore and question the city as a whole, through temporary, low-tech interventions, signage, and performative actions. These playful, yet thoughtful actions are not meant to create permanent structures, but to challenge perception, raise awareness, and spark conversation.

The process emphasizes flexibility, experimentation, and collaboration – both among participants and with local actors from Rijeka 2020. The workshop encourages the use of leftover materials and aims to create a network of connected actions throughout the city, all unified by a common visual identity.

Rijeak exists as both a physical and conceptual project, aiming to leave emotional and intellectual traces rather than material ones. It contributes to the city’s cultural reflection ahead of Rijeka 2020, by planting seeds for future change, and by inviting locals and participants alike to think deeply about the city’s identity and future.

Ultimately, Rijeak offers a model of participatory urbanism, blending architecture, art, and activism — a playful but impactful form of urban hacking.

WORKSHOP EASA 2018
RE:EASA

Rijeka, Croatia

Architectes encadrants
Damien girard, Thimothé Houillon, Quentin Bourguignon

Participants
Arina Butiu (Romania), Beate Zavadska (latvia), Cselenyi Bence (Hungary), Cleo Hesse (Luxemburg), Dorica Santos (Denmark), Detti Kolossvary (Hungary), Gayane Patvakanyan (Russia), Ilia Voulgari (Greece), Irhana Šehovic (Bosnia and Herzegovina), Lauriane Touvron (France) , Matti Jankala (Finland), Michael Hammerschick (Austria), Polly Amery (Wales), Sadia Avdija (Switzerland), Salome Pkhakadze (Georgia) , Saloni Pandit (India), Yatharth Gupta (India)

Crédit photographique
Alexandra Kononchenko

2017 TF-E02

2017 TF-E01

FRICK

The project aims to create a workshop centered around the concept of hospitality, using a pavilion as a metaphor for sharing, shelter, and social interaction. The pavilion will be built using locally sourced earth, transformed into handmade bricks by participants, encouraging a sustainable, low-carbon approach.

The pavilion’s design draws inspiration from urban forms (like city blocks) and seeks to foster feelings of closeness, warmth, and sociability. Its structure will be a simple square shape on the outside, but inside, it will offer varied spaces created through different cladding techniques — open, closed, or semi-private — to reflect diverse uses and emotions.

This participatory project will involve the local community and evolve based on the site context and input from users. Built along a harbor pier, it highlights local materials, sustainability, and collective creativity.

The pavilion was built using hundreds of handmade bricks, each crafted one by one with care and effort. However, on the eve of the exhibition, a heavy rainstorm struck and destroyed almost the entire structure. In the end, the earth simply returned to the earth — but the memories, the experience, and the spirit of collaboration remain.

WORKSHOP EASA 2017
HOSPITALITY

Fredericia, Denmark

Architectes encadrants
Damien Girard, Timothé Houillon, Katja Marinič, Lea Denša

Participants
Nicolás Martínez Rueda, Michal Jablonowski, Anna Cisariková, Nikoletta Michael, Franziska Senz, Blanka Borbely, Tahir Noronha, Florencia Giudici, Julia Frendo, Beatriz Ferreira, Veronika Osmanli

Crédit photographique
Alexandra Kononchenko